Un sondage régional (1 869 répondants) indique que 69 % ont été victimes ou témoins d’incivilité au cours des 12 derniers mois; 30 % en voient au moins chaque semaine. Les formes les plus citées : paroles offensantes (1 288), comportements intimidants (754) et incidents en personne (1 413). Les impacts sont tangibles : hausse du stress (860), baisse de motivation (694) et sentiment d’insécurité (447).


Qu’est-ce que l’incivilité?

L’incivilité regroupe des comportements contraires aux normes sociales et organisationnelles, qui ont des effets négatifs sur des personnes ou sur le milieu (ex. insultes, mépris, intimidation). Elle comprend aussi la cyberincivilité : propos ou gestes déplacés en ligne, où l’absence de ton et de langage non verbal amplifie les malentendus. Les politiques en civisme/éthique encadrent ces attentes et rappellent la responsabilité de chacun dans ses communications, peu importe le canal.


Pourquoi en parler?

L’incivilité détériore la collaboration famille-école, fragilise le climat de travail et détourne l’énergie des équipes de leur mission première : la réussite des élèves. Les cadres et politiques en vigueur exigent des communications courtoises et professionnelles — en face-à-face comme sur les réseaux sociaux. Parler de civisme, c’est prévenir l’escalade, outiller chacun et favoriser un milieu d’apprentissage sécuritaire et inclusif.

Témoignages

Un papa se présente à l’école. Il est en colère et veut rencontrer la direction. La direction étant absente, la secrétaire me demande si je veux le rencontrer. Nous demeurons au secrétariat. Il me dit que son gars se fait intimider et que nous ne faisons rien. J’essaie de lui expliquer que son garçon commence souvent les conflits et qu’il est souvent violent en paroles et en gestes, que nous travaillons fort à tous les jours pour que son garçon fasse les bons choix de jeux. C’est à ce moment qu’il monte le ton et s’approche de moi. Il crie que nous sommes tous des incompétents et que nous sommes incapables de faire notre travail comme du monde en me pointant du doigt. Il dit qu’il va se plaindre et retirer son enfant de notre école. Je lui demande alors de quitter l’école immédiatement, mais il refuse. Je lui dis que je vais appeler la police s’il ne quitte pas. Il s’avance vers moi encore plus en me criant : ‘’Qu’est-ce qu’elle va faire la police? Appelle si tu veux’’. Je lui réponds qu’elle va tout simplement le sortir de l’école. Il me rit au visage et reste dans le secrétariat. Je demande donc à la secrétaire d’appeler. C’est à ce moment qu’il sort du secrétariat en souriant. Avant de sortir de l’école, il sert les poings et les dents et il me dit : ‘’Tu vas payer pour’’.

Technicien(ne) en éducation spécialisée, CSSCV

« Étant la personne qui accueille les gens qui se présentent à notre centre de services scolaire, il m’arrive souvent d’être confrontée à des gens pressés, mécontents ou frustrés. Bien que ces gens ne soient généralement pas malintentionnés, il faut tout de même reconnaître que leur manque de savoir-vivre a des répercussions.

Pour donner un exemple concret, un jour un livreur est arrivé avec une grosse cargaison. Je lui ai alors demandé d’aller déposer les boîtes dans un plus grand local situé un peu plus loin pour ne pas obstruer l’entrée principale. Le livreur s’est mis à gesticuler et à répéter que ça n’avait pas de sens, que c’était trop loin! Puis, voyant qu’il n’avait pas le choix, il s’est exécuté mais exprimait son mécontentement en prenant tout son temps et en lançant chaque boîte bruyamment sur son chariot. Le tout a duré une dizaine de minutes puis il est parti sans même répondre lorsque je l’ai salué et lui ai souhaité une bonne journée. Cette situation vraiment m’a choquée! Je n’arrivais pas à croire que le livreur ait pu faire preuve d’un aussi grand manque de respect.

Ce genre de situations arrive fréquemment, que ce soit avec des parents d’élèves, des citoyens, des fournisseurs de services ou même des collègues de travail. Pour ma part, je crois que la reconnaissance de l’incivilité ça commence avec soi-même. Si j’adopte une attitude positive et calme, il y a de grandes chances que les autres soient positivement influencés. »

Caroline, Secrétaire de gestion, CSSPO

Un papa se présente à l’école. Il est en colère et veut rencontrer la direction. La direction étant absente, la secrétaire me demande si je veux le rencontrer. Nous demeurons au secrétariat. Il me dit que son gars se fait intimider et que nous ne faisons rien. J’essaie de lui expliquer que son garçon commence souvent les conflits et qu’il est souvent violent en paroles et en gestes, que nous travaillons fort à tous les jours pour que son garçon fasse les bons choix de jeux. C’est à ce moment qu’il monte le ton et s’approche de moi. Il crie que nous sommes tous des incompétents et que nous sommes incapables de faire notre travail comme du monde en me pointant du doigt. Il dit qu’il va se plaindre et retirer son enfant de notre école. Je lui demande alors de quitter l’école immédiatement, mais il refuse. Je lui dis que je vais appeler la police s’il ne quitte pas. Il s’avance vers moi encore plus en me criant : ‘’Qu’est-ce qu’elle va faire la police? Appelle si tu veux’’. Je lui réponds qu’elle va tout simplement le sortir de l’école. Il me rit au visage et reste dans le secrétariat. Je demande donc à la secrétaire d’appeler. C’est à ce moment qu’il sort du secrétariat en souriant. Avant de sortir de l’école, il sert les poings et les dents et il me dit : ‘’Tu vas payer pour’’.

Technicien(ne) en éducation spécialisée, CSSCV

« Étant la personne qui accueille les gens qui se présentent à notre centre de services scolaire, il m’arrive souvent d’être confrontée à des gens pressés, mécontents ou frustrés. Bien que ces gens ne soient généralement pas malintentionnés, il faut tout de même reconnaître que leur manque de savoir-vivre a des répercussions.

Pour donner un exemple concret, un jour un livreur est arrivé avec une grosse cargaison. Je lui ai alors demandé d’aller déposer les boîtes dans un plus grand local situé un peu plus loin pour ne pas obstruer l’entrée principale. Le livreur s’est mis à gesticuler et à répéter que ça n’avait pas de sens, que c’était trop loin! Puis, voyant qu’il n’avait pas le choix, il s’est exécuté mais exprimait son mécontentement en prenant tout son temps et en lançant chaque boîte bruyamment sur son chariot. Le tout a duré une dizaine de minutes puis il est parti sans même répondre lorsque je l’ai salué et lui ai souhaité une bonne journée. Cette situation vraiment m’a choquée! Je n’arrivais pas à croire que le livreur ait pu faire preuve d’un aussi grand manque de respect.

Ce genre de situations arrive fréquemment, que ce soit avec des parents d’élèves, des citoyens, des fournisseurs de services ou même des collègues de travail. Pour ma part, je crois que la reconnaissance de l’incivilité ça commence avec soi-même. Si j’adopte une attitude positive et calme, il y a de grandes chances que les autres soient positivement influencés. »

Caroline, Secrétaire de gestion, CSSPO

Un papa se présente à l’école. Il est en colère et veut rencontrer la direction. La direction étant absente, la secrétaire me demande si je veux le rencontrer. Nous demeurons au secrétariat. Il me dit que son gars se fait intimider et que nous ne faisons rien. J’essaie de lui expliquer que son garçon commence souvent les conflits et qu’il est souvent violent en paroles et en gestes, que nous travaillons fort à tous les jours pour que son garçon fasse les bons choix de jeux. C’est à ce moment qu’il monte le ton et s’approche de moi. Il crie que nous sommes tous des incompétents et que nous sommes incapables de faire notre travail comme du monde en me pointant du doigt. Il dit qu’il va se plaindre et retirer son enfant de notre école. Je lui demande alors de quitter l’école immédiatement, mais il refuse. Je lui dis que je vais appeler la police s’il ne quitte pas. Il s’avance vers moi encore plus en me criant : ‘’Qu’est-ce qu’elle va faire la police? Appelle si tu veux’’. Je lui réponds qu’elle va tout simplement le sortir de l’école. Il me rit au visage et reste dans le secrétariat. Je demande donc à la secrétaire d’appeler. C’est à ce moment qu’il sort du secrétariat en souriant. Avant de sortir de l’école, il sert les poings et les dents et il me dit : ‘’Tu vas payer pour’’.

Technicien(ne) en éducation spécialisée, CSSCV

« Étant la personne qui accueille les gens qui se présentent à notre centre de services scolaire, il m’arrive souvent d’être confrontée à des gens pressés, mécontents ou frustrés. Bien que ces gens ne soient généralement pas malintentionnés, il faut tout de même reconnaître que leur manque de savoir-vivre a des répercussions.

Pour donner un exemple concret, un jour un livreur est arrivé avec une grosse cargaison. Je lui ai alors demandé d’aller déposer les boîtes dans un plus grand local situé un peu plus loin pour ne pas obstruer l’entrée principale. Le livreur s’est mis à gesticuler et à répéter que ça n’avait pas de sens, que c’était trop loin! Puis, voyant qu’il n’avait pas le choix, il s’est exécuté mais exprimait son mécontentement en prenant tout son temps et en lançant chaque boîte bruyamment sur son chariot. Le tout a duré une dizaine de minutes puis il est parti sans même répondre lorsque je l’ai salué et lui ai souhaité une bonne journée. Cette situation vraiment m’a choquée! Je n’arrivais pas à croire que le livreur ait pu faire preuve d’un aussi grand manque de respect.

Ce genre de situations arrive fréquemment, que ce soit avec des parents d’élèves, des citoyens, des fournisseurs de services ou même des collègues de travail. Pour ma part, je crois que la reconnaissance de l’incivilité ça commence avec soi-même. Si j’adopte une attitude positive et calme, il y a de grandes chances que les autres soient positivement influencés. »

Caroline, Secrétaire de gestion, CSSPO

Un papa se présente à l’école. Il est en colère et veut rencontrer la direction. La direction étant absente, la secrétaire me demande si je veux le rencontrer. Nous demeurons au secrétariat. Il me dit que son gars se fait intimider et que nous ne faisons rien. J’essaie de lui expliquer que son garçon commence souvent les conflits et qu’il est souvent violent en paroles et en gestes, que nous travaillons fort à tous les jours pour que son garçon fasse les bons choix de jeux. C’est à ce moment qu’il monte le ton et s’approche de moi. Il crie que nous sommes tous des incompétents et que nous sommes incapables de faire notre travail comme du monde en me pointant du doigt. Il dit qu’il va se plaindre et retirer son enfant de notre école. Je lui demande alors de quitter l’école immédiatement, mais il refuse. Je lui dis que je vais appeler la police s’il ne quitte pas. Il s’avance vers moi encore plus en me criant : ‘’Qu’est-ce qu’elle va faire la police? Appelle si tu veux’’. Je lui réponds qu’elle va tout simplement le sortir de l’école. Il me rit au visage et reste dans le secrétariat. Je demande donc à la secrétaire d’appeler. C’est à ce moment qu’il sort du secrétariat en souriant. Avant de sortir de l’école, il sert les poings et les dents et il me dit : ‘’Tu vas payer pour’’.

Technicien(ne) en éducation spécialisée, CSSCV

« Étant la personne qui accueille les gens qui se présentent à notre centre de services scolaire, il m’arrive souvent d’être confrontée à des gens pressés, mécontents ou frustrés. Bien que ces gens ne soient généralement pas malintentionnés, il faut tout de même reconnaître que leur manque de savoir-vivre a des répercussions.

Pour donner un exemple concret, un jour un livreur est arrivé avec une grosse cargaison. Je lui ai alors demandé d’aller déposer les boîtes dans un plus grand local situé un peu plus loin pour ne pas obstruer l’entrée principale. Le livreur s’est mis à gesticuler et à répéter que ça n’avait pas de sens, que c’était trop loin! Puis, voyant qu’il n’avait pas le choix, il s’est exécuté mais exprimait son mécontentement en prenant tout son temps et en lançant chaque boîte bruyamment sur son chariot. Le tout a duré une dizaine de minutes puis il est parti sans même répondre lorsque je l’ai salué et lui ai souhaité une bonne journée. Cette situation vraiment m’a choquée! Je n’arrivais pas à croire que le livreur ait pu faire preuve d’un aussi grand manque de respect.

Ce genre de situations arrive fréquemment, que ce soit avec des parents d’élèves, des citoyens, des fournisseurs de services ou même des collègues de travail. Pour ma part, je crois que la reconnaissance de l’incivilité ça commence avec soi-même. Si j’adopte une attitude positive et calme, il y a de grandes chances que les autres soient positivement influencés. »

Caroline, Secrétaire de gestion, CSSPO

Un papa se présente à l’école. Il est en colère et veut rencontrer la direction. La direction étant absente, la secrétaire me demande si je veux le rencontrer. Nous demeurons au secrétariat. Il me dit que son gars se fait intimider et que nous ne faisons rien. J’essaie de lui expliquer que son garçon commence souvent les conflits et qu’il est souvent violent en paroles et en gestes, que nous travaillons fort à tous les jours pour que son garçon fasse les bons choix de jeux. C’est à ce moment qu’il monte le ton et s’approche de moi. Il crie que nous sommes tous des incompétents et que nous sommes incapables de faire notre travail comme du monde en me pointant du doigt. Il dit qu’il va se plaindre et retirer son enfant de notre école. Je lui demande alors de quitter l’école immédiatement, mais il refuse. Je lui dis que je vais appeler la police s’il ne quitte pas. Il s’avance vers moi encore plus en me criant : ‘’Qu’est-ce qu’elle va faire la police? Appelle si tu veux’’. Je lui réponds qu’elle va tout simplement le sortir de l’école. Il me rit au visage et reste dans le secrétariat. Je demande donc à la secrétaire d’appeler. C’est à ce moment qu’il sort du secrétariat en souriant. Avant de sortir de l’école, il sert les poings et les dents et il me dit : ‘’Tu vas payer pour’’.

Technicien(ne) en éducation spécialisée, CSSCV

« Étant la personne qui accueille les gens qui se présentent à notre centre de services scolaire, il m’arrive souvent d’être confrontée à des gens pressés, mécontents ou frustrés. Bien que ces gens ne soient généralement pas malintentionnés, il faut tout de même reconnaître que leur manque de savoir-vivre a des répercussions.

Pour donner un exemple concret, un jour un livreur est arrivé avec une grosse cargaison. Je lui ai alors demandé d’aller déposer les boîtes dans un plus grand local situé un peu plus loin pour ne pas obstruer l’entrée principale. Le livreur s’est mis à gesticuler et à répéter que ça n’avait pas de sens, que c’était trop loin! Puis, voyant qu’il n’avait pas le choix, il s’est exécuté mais exprimait son mécontentement en prenant tout son temps et en lançant chaque boîte bruyamment sur son chariot. Le tout a duré une dizaine de minutes puis il est parti sans même répondre lorsque je l’ai salué et lui ai souhaité une bonne journée. Cette situation vraiment m’a choquée! Je n’arrivais pas à croire que le livreur ait pu faire preuve d’un aussi grand manque de respect.

Ce genre de situations arrive fréquemment, que ce soit avec des parents d’élèves, des citoyens, des fournisseurs de services ou même des collègues de travail. Pour ma part, je crois que la reconnaissance de l’incivilité ça commence avec soi-même. Si j’adopte une attitude positive et calme, il y a de grandes chances que les autres soient positivement influencés. »

Caroline, Secrétaire de gestion, CSSPO

Un papa se présente à l’école. Il est en colère et veut rencontrer la direction. La direction étant absente, la secrétaire me demande si je veux le rencontrer. Nous demeurons au secrétariat. Il me dit que son gars se fait intimider et que nous ne faisons rien. J’essaie de lui expliquer que son garçon commence souvent les conflits et qu’il est souvent violent en paroles et en gestes, que nous travaillons fort à tous les jours pour que son garçon fasse les bons choix de jeux. C’est à ce moment qu’il monte le ton et s’approche de moi. Il crie que nous sommes tous des incompétents et que nous sommes incapables de faire notre travail comme du monde en me pointant du doigt. Il dit qu’il va se plaindre et retirer son enfant de notre école. Je lui demande alors de quitter l’école immédiatement, mais il refuse. Je lui dis que je vais appeler la police s’il ne quitte pas. Il s’avance vers moi encore plus en me criant : ‘’Qu’est-ce qu’elle va faire la police? Appelle si tu veux’’. Je lui réponds qu’elle va tout simplement le sortir de l’école. Il me rit au visage et reste dans le secrétariat. Je demande donc à la secrétaire d’appeler. C’est à ce moment qu’il sort du secrétariat en souriant. Avant de sortir de l’école, il sert les poings et les dents et il me dit : ‘’Tu vas payer pour’’.

Technicien(ne) en éducation spécialisée, CSSCV

« Étant la personne qui accueille les gens qui se présentent à notre centre de services scolaire, il m’arrive souvent d’être confrontée à des gens pressés, mécontents ou frustrés. Bien que ces gens ne soient généralement pas malintentionnés, il faut tout de même reconnaître que leur manque de savoir-vivre a des répercussions.

Pour donner un exemple concret, un jour un livreur est arrivé avec une grosse cargaison. Je lui ai alors demandé d’aller déposer les boîtes dans un plus grand local situé un peu plus loin pour ne pas obstruer l’entrée principale. Le livreur s’est mis à gesticuler et à répéter que ça n’avait pas de sens, que c’était trop loin! Puis, voyant qu’il n’avait pas le choix, il s’est exécuté mais exprimait son mécontentement en prenant tout son temps et en lançant chaque boîte bruyamment sur son chariot. Le tout a duré une dizaine de minutes puis il est parti sans même répondre lorsque je l’ai salué et lui ai souhaité une bonne journée. Cette situation vraiment m’a choquée! Je n’arrivais pas à croire que le livreur ait pu faire preuve d’un aussi grand manque de respect.

Ce genre de situations arrive fréquemment, que ce soit avec des parents d’élèves, des citoyens, des fournisseurs de services ou même des collègues de travail. Pour ma part, je crois que la reconnaissance de l’incivilité ça commence avec soi-même. Si j’adopte une attitude positive et calme, il y a de grandes chances que les autres soient positivement influencés. »

Caroline, Secrétaire de gestion, CSSPO

Un papa se présente à l’école. Il est en colère et veut rencontrer la direction. La direction étant absente, la secrétaire me demande si je veux le rencontrer. Nous demeurons au secrétariat. Il me dit que son gars se fait intimider et que nous ne faisons rien. J’essaie de lui expliquer que son garçon commence souvent les conflits et qu’il est souvent violent en paroles et en gestes, que nous travaillons fort à tous les jours pour que son garçon fasse les bons choix de jeux. C’est à ce moment qu’il monte le ton et s’approche de moi. Il crie que nous sommes tous des incompétents et que nous sommes incapables de faire notre travail comme du monde en me pointant du doigt. Il dit qu’il va se plaindre et retirer son enfant de notre école. Je lui demande alors de quitter l’école immédiatement, mais il refuse. Je lui dis que je vais appeler la police s’il ne quitte pas. Il s’avance vers moi encore plus en me criant : ‘’Qu’est-ce qu’elle va faire la police? Appelle si tu veux’’. Je lui réponds qu’elle va tout simplement le sortir de l’école. Il me rit au visage et reste dans le secrétariat. Je demande donc à la secrétaire d’appeler. C’est à ce moment qu’il sort du secrétariat en souriant. Avant de sortir de l’école, il sert les poings et les dents et il me dit : ‘’Tu vas payer pour’’.

Technicien(ne) en éducation spécialisée, CSSCV

« Étant la personne qui accueille les gens qui se présentent à notre centre de services scolaire, il m’arrive souvent d’être confrontée à des gens pressés, mécontents ou frustrés. Bien que ces gens ne soient généralement pas malintentionnés, il faut tout de même reconnaître que leur manque de savoir-vivre a des répercussions.

Pour donner un exemple concret, un jour un livreur est arrivé avec une grosse cargaison. Je lui ai alors demandé d’aller déposer les boîtes dans un plus grand local situé un peu plus loin pour ne pas obstruer l’entrée principale. Le livreur s’est mis à gesticuler et à répéter que ça n’avait pas de sens, que c’était trop loin! Puis, voyant qu’il n’avait pas le choix, il s’est exécuté mais exprimait son mécontentement en prenant tout son temps et en lançant chaque boîte bruyamment sur son chariot. Le tout a duré une dizaine de minutes puis il est parti sans même répondre lorsque je l’ai salué et lui ai souhaité une bonne journée. Cette situation vraiment m’a choquée! Je n’arrivais pas à croire que le livreur ait pu faire preuve d’un aussi grand manque de respect.

Ce genre de situations arrive fréquemment, que ce soit avec des parents d’élèves, des citoyens, des fournisseurs de services ou même des collègues de travail. Pour ma part, je crois que la reconnaissance de l’incivilité ça commence avec soi-même. Si j’adopte une attitude positive et calme, il y a de grandes chances que les autres soient positivement influencés. »

Caroline, Secrétaire de gestion, CSSPO